La baisse de libido, une galère pour le couple
1 Perte de libido, fin d’un couple : témoignage au bout de huit ans.
Bonjour.
J’ai lu beaucoup de topics sur ce forum concernant la baisse de la libido dans un couple. Avec une expérience de huit ans, je pense utile de donner ici un suivi des stratégies que j’ai déployées pour faire revivre la sexualité au sein de mon couple. Désolé d’être un peu long, mais je crois nécessaire de fournir quelques précisions.
D’abord, un exposé de ma situation. J’ai aujourd’hui 36 ans, mon épouse a un an de moins que moi. Même si nous ne gagnons pas très confortablement notre vie, nous ne sommes tout de même pas dans la gêne. Notre famille ne connaît aucun problème grave (ni chômage, ni addiction à la drogue, à l’alcool ou au jeu, ni souffrances psychologiques majeures, ni soucis de criminalité etc.) à l’exception d’une longue maladie subie par mon beau-père, mais qu’il “vit bien”, ou en tous cas le moins mal possible. Mon épouse et moi-même entretenons des rapports chaleureux avec nos belles-familles respectives. Elle et moi sommes intellectuellement et sentimentalement très, très proches car nous inclinons vers les mêmes centres d’intérêts, nous avons le même niveau de formation, nous ressentons de fortes affinités électives en matière politique et religieuse et nous partageons un même sens de l’humour qui génère entre nous une solide connivence. Nous avons désormais deux filles (la seconde est née le mois dernier, la première a bientôt trois ans) pour lesquelles nous partageons les mêmes principes d’éducation. Voilà pour notre couple, et cela n’a guère varié depuis notre rencontre voici douze ans.
Trois informations me concernent plus personnellement. D’abord, je suis assez sportif (bien plus que mon épouse qui, au fil des années, s’est abandonnée à une indolence de plus en plus marquée). Ensuite, gagné de longue date aux thèses féministes, je remplis un peu plus des deux tiers des tâches ménagères : je fais toutes les courses, tout le repassage, une bonne portion du ménage, j’adore cuisiner et m’occuper de nos filles, y compris pour des tâches ingrates du style changer les couches (l’indolence de ma femme s’exprime aussi dans cette dimension-là de notre vie). Enfin, je ne suis ni supporter de foot, ni joueur à des rpg en ligne, ni téléphage obsessionnel, loin de là - bref, je ne me livre à aucun de ces tue-l’amour ordinaires.
Le bonheur, alors ? Je suis bien conscient du caractère, disons, scandaleux de ce que je m’apprête à écrire, étant donné ma situation objective. Bien des hommes m’envieraient, sans doute ; et une demi-douzaine de mes amies (d’âge, de convictions et de conditions diverses) m’ont déclaré, quand je me suis ouvert à elles de ce que je m’apprête à dévoiler, qu’elles envient mon épouse.
Depuis des années, la vie sexuelle de notre couple ne me satisfait ni en qualité ni en quantité (depuis le printemps 2004, pour être précis). A l’été 2008, je me suis trouvé face à une occasion très sérieuse de tromper mon épouse avec une femme hors du commun (amie de longue date, de surcroît). J’y ai résisté par un effort de volonté énorme, dynamisé par une crainte violente de mes propres désirs. J’ai rompu tout contact avec cette femme et ainsi j’ai perdu ma confidente, une des rares personnes (hormis mon épouse) à qui je pouvais m’ouvrir en toute franchise. Après coup, je me suis rendu compte dans quelle misère affective je me débattais depuis des années. Les premiers moments de culpabilité passés, j’ai cherché de l’aide et d’autres témoignages. C’est ainsi que je suis arrivé sur ce forum.
Pour information, loin de me murer dans le silence que les femmes reprochent d’ordinaire aux hommes, j’ai souvent parlé de ce problème à mon épouse (une dizaine de fois depuis 2004). Je ne pense pas avoir de “gros besoins” sexuels, et je ne pense d’ailleurs même pas que le sexe constitue un “besoin” stricto sensu : un rapport par semaine me suffirait, même si j’en aimerais plus, vu mon âge et mon tonus. Mon épouse et moi-même avons tout de même une sexualité, mais de “(très) basse intensité”, avec des rapports rares (un par mois, les bons mois, depuis presque huit ans), et très ritualisés, donc sans fantaisie ni dimension ludique. Soit dit en passant, ce n’est même pas le rapport sexuel en lui-même qui me manque, c’est l’érotisme en général. Mon épouse ne fait jamais le premier pas. Par exemple, elle ne se jette plus jamais à mon cou pour m’embrasser avec fougue, comme elle le faisait au début de notre relation. Elle ne tâche ni de se pomponner ni de me surprendre. Jamais elle ne se donne la peine de fêter ma présence. Elle revêt des sous-vêtements confortables et absolument anti sexy, et voilà beau temps qu’elle s’épile pour la piscine mais pas pour moi. Jamais elle ne tolère mes avances en-dehors des “moments convenables”, c’est-à-dire au lit. Bien mal m’en a pris, par exemple, d’essayer de la caresser quand elle sort de la douche, ou que nous nous retrouvons dans la cuisine, ou même le matin quand nous avons un peu de temps avant de partir travailler. Rabroué cent fois dans chacune de ces circonstances, j’ai retenu la leçon : vouloir “pimenter” la vie sexuelle s’avère une stratégie inefficace au mieux, risquée au pire. Dans le même sens, je me suis efforcé, selon les demandes que mon épouse formulait, de lui faire des câlins, des massages, etc., bref, de réveiller sa sensualité sans forcément chercher à tout prix à transformer le tout en préliminaires explicites. Résultat identique : non seulement rien de tout cela n’a boosté sa libido, mais j’ai même l’impression que ça l’a encore affaiblie.
La situation m’est devenue insupportable. Elle m’a obsédé l’esprit pendant des mois, au cours desquels la moindre peccadille m’érotisait (une main frôlée dans les transports en commun, un sourire échangé avec une inconnue, et jusqu’aux mannequins en plastique dans les vitrines…). Lutter chaque jour, de toute mon âme, contre ces inclinations, m’a paru nécessaire parce que j’aimais ma femme, que je compte la fidélité au nombre des valeurs importantes, et que je me sentais coupable. Psychologiquement, cette lutte a viré à la haine de moi-même, de mes élans et de mes désirs. Pour tenir, j’ai usé de tous les artifices que je pouvais imaginer. J’ai quêté conseil auprès de mon médecin, chez un psychologue, et auprès de mes parents et amis (au passage, il n’est pas facile du tout de parler de ce genre de problèmes, et il m’a fallu beaucoup de courage et d’humilité pour les évoquer devant mes proches). Je me suis investi plus encore dans le sport. Je me suis abruti de travail. J’ai même cherché un secours dans la religion, parce qu’à force de scruter les visages dans la rue, au travail, entre amis, à me demander si les autres ont une vie sexuelle plus attrayante que la mienne, j’ai pris conscience que je commettais le péché capital d’envie, et je me suis avisé que je devenais agressif et méchant. Tous ces subterfuges s’avérèrent vains.
La situation s’est compliquée entre septembre et avril dernier. Je devais faire face, en avril, à une échéance professionnelle décisive pour ma carrière. Pendant six mois, j’ai fourni un travail considérable pour réussir. J’aurais vraiment, vraiment eu besoin, pendant ces six mois, de soutien et d’aide. Une sexualité, sinon épanouie, du moins active, aurait canalisé une partie du stress. Ma femme en était consciente car elle a vécu une situation similaire en 2003-2004 (juste avant que nos soucis ne commencent ; coïncidence ? je ne crois pas). J’avais à l’époque tout fait pour la soutenir et lui libérer l’esprit. J’attendais la réciproque. En vain, là aussi. Non contente de ne rien changer à notre train-train sexuel, mon épouse n’a nullement modifié la répartition des tâches ménagères pour m’en décharger, ne serait-ce qu’un peu (quand je lui en ai fait le reproche, elle en est d’ailleurs convenue). Vers janvier de cette année, je me suis avisé que le travail de sape psychologique que je subissais depuis des mois risquait fort de me conduire à l’échec. J’ai senti que, si je voulais réussir professionnellement, il fallait que je cesse d’attendre un secours de ma femme, parce qu’espérer et me trouver déçu, chaque semaine, chaque jour même, me minait l’esprit. Armé d’une telle résolution quasi stoïcienne, j’ai franchi le cap professionnel mais quelque chose s’est brisé à ce moment. J’en ai tellement voulu à ma femme…
Avant d’aller plus loin, je veux absolument souligner ce point : la baisse de libido est extrêmement grave parce qu’elle fragilise le couple à un degré redoutable. Dans ces circonstances, le moindre facteur supplémentaire de stress ou de souci (professionnel dans mon cas, mais c’aurait pu être le décès d’un proche, une maladie, un problème financier, etc.) risque de faire exploser le couple.
De tout cela aussi j’ai parlé à mon épouse, avant, pendant et après, sans le moindre effet autre que ses réactions habituelles, qui se résument à trois arguments : “je t’aime mais je ne sais pas ce qui m’arrive” ; “il faut que tu te montres patient” et “je vais faire des efforts”. Certes, elle en fait, deux semaines, puis retombe dans la léthargie que je déplore depuis maintenant presque huit ans. Si je le lui fais remarquer, elle se mure dans le silence.
L’obstacle professionnel franchi, fin avril, je me suis trouvé devant un choix : ou bien entériner la relation telle qu’elle était et rester avec mon épouse non plus par amour mais par devoir (envers nos filles plus qu’envers elle) ; ou bien tenter de reconquérir mon épouse en procédant par une nouvelle séduction. La première option ne me paraît pas ridicule. Je ne suis d’ailleurs pas loin de penser que la notion de “devoir conjugal” n’a rien de grotesque, et que les couples devraient vraiment y réfléchir avant de se marier (mais passons). Cependant, je l’ai écartée au profit de la seconde, pour trois raisons : d’abord, l’amour me paraît une valeur supérieure au devoir ; ensuite, je crois que l’amour peut se reconstruire et même renaître ; et enfin, l’arrière-goût d’orgueil qui rôde dans la première option me déplaît beaucoup. Je me suis donc, une nouvelle fois, remis en question : pouvais-je être devenu insipide aux yeux de ma femme ? Pouvais-je corriger le tir et la re-séduire ? Comment ?
Depuis quatre mois, maintenant, je déploie des trésors de prévenances, d’attentions, de petits cadeaux de rien du tout mais qui me semblent chargés de sens, je ne brusque rien, je m’oblige à des actes qui m’indiffèrent profondément mais que je sais plaire à mon épouse en m’efforçant de jamais bailler d’ennui, je recommence un certain nombre d’activités que nous partagions au début de notre relation. Plût à Dieu qu’elle en fît autant ! En fait, je ne suis même pas sûr qu’elle s’aperçoive que j’essaie de la séduire à nouveau. Je ne suis pas sûr qu’elle s’aperçoive de quoi que ce soit nous concernant.
Résultat nul du point de vue érotique, et, puis, du point de vue amoureux. Pour nos dix ans de mariage en octobre prochain, j’avais envisagé d’emmener mon épouse faire un petit voyage en amoureux. Elle m’a expliqué hier que ce n’était pas une bonne idée de laisser nos filles, si jeunes, en garde à nos parents, pendant plus d’un jour ou deux. J’ai tenté de plaider que dix ans de mariage, ce n’est pas rien, que ça n’arrive pas tous les jours, que ça mérite un peu de solennité et d’exceptionnel, que célébrer notre amour ne me paraît pas inutile, que c’est cette année et à ce moment-là que ça se fête et pas six mois ou un an plus tard. Aucun argument n’a ébranlé sa conviction.
Cette dernière déconvenue m’apporte la preuve de ce que j’entrevoyais voici un an et demi.
Résultat nul du point de vue érotique
La vérité est bien plus simple. La dissipation lente du désir sexuel est l’indice réel et sérieux du désamour progressif. La relation sexuelle ou du moins l’élan érotique est la seule manifestation sérieuse du désir, qui seul distingue l’amour de l’amitié. Je ne doute pas que ma femme “m’aime” au sens où je lui plais, au sens où elle n’envisage sans doute pas de faire sa vie avec un autre homme, et au sens où elle serait malheureuse si je la quittais. Mais ça, ce n’est pas encore de l’amour. C’est de l’affection, de la tendresse, de la confiance, de l’intérêt, tout ce qu’on voudra, mais pas de l’amour. Même s’il ne s’y résume pas, l’amour inclut l’enthousiasme à fusionner charnellement avec l’autre, et c’est cela qui le distingue de l’amitié. En ce sens, ma femme ne m’aime plus. Depuis des années.
La vérité, c’est que les mots ne comptent pas et que toutes ces histoires de “communication” au sein du couple, c’est vraiment un tissu de sornettes pour vendre des magazines de psycho à deux balles. Je crois avoir assez montré que ma femme et moi communiquons très bien, que nous nous sommes aperçus depuis longtemps que nous ne mettons pas la même chose derrière le verbe “aimer”, et ça ne nous a nullement empêché de courir à la catastrophe. Vraiment, les mots ne comptent pas. Ma femme me répète à l’envi qu’elle m’aime et que je suis “le meilleur mari du monde” (ce sont ses propres termes) : mais cela ne vaut rien. Seuls les actes prouvent quelque chose. Je suis conscient de la dureté de cette doctrine. Quand je compare les sacrifices réels consentis par elle et par moi pour notre couple (en termes de temps, d’inventivité, d’énergie, de ténacité, etc.), la disproportion m’apparaît frappante ; et elle le reste quand j’ai la faiblesse paternaliste de pondérer cela par rapport à nos énergies respectives et que, dans une sorte de bienveillance sardonique, je commence à imaginer que je ne peux pas lui demander les mêmes sacrifices que ceux que je fournis, puisqu’elle peut en fournir moins que moi. Cette pondération est rien moins que fallacieuse : la femme peut et doit fournir, sinon les mêmes efforts que l’homme, du moins la même quantité d’efforts effectifs, sans quoi l’égalité brisée se transforme en amertume et en sentiment d’injustice.
La vérité, c’est qu’un sexologue, un psychologue ou je ne sais quel conseil “spécialisé” ne peuvent, face à la situation que je décris, qu’enfoncer des portes ouvertes ou culpabiliser l’un ou l’autre des conjoints, parce qu’en fin de compte, quand l’amour s’est éteint depuis tant d’années, il n’existe pas de remède. Un bon conseil : gardez vos sous !
La vérité, c’est qu’indépendamment du très fort attachement mental et sentimental que je ressens encore pour mon épouse, mes conditions matérielles d’existence me paraissent, disons le mot, injustes, au sens où je m’amuse beaucoup trop peu par rapport à ce que je m’enquiquine ; n’en déplaise aux idéalistes de toutes les farines, l’amour et même l’affection s’érodent par ces soucis matériels. Disons les choses : j’assume deux fois plus de tâches ménagères que si je vivais seul, et je languis dans une vie érotique et sexuelle de célibataire. Comment m’empêcher de me croire la dupe de ce “couple” qui, de fait, n’en est plus un depuis des années ?
La vérité, c’est que les explications et les arguments que nous trouvons sur ce forum sous la plume de femmes anaphrodisiaques sont des mensonges et des attrape-nigauds. Quand on se renseigne sur l’anaphrodisie, on apprend qu’elle peut survenir à la suite d’une maladie, d’un accident de la vie, d’un stress, d’un manque de confiance en soi, etc. Ce genre d’explications (que ma femme m’a servies à foison) confondent l’élément déclencheur et la cause profonde, laquelle est, toujours, le désamour pour le partenaire. Si l’amour (au sens où je l’entends) pour le partenaire subsistait, c’est justement par lui que la femme surmonterait les épreuves… et elle ne serait pas anaphrodisiaque ! Dans un sens très fort, ce genre d’explications confond la cause et l’effet. La vérité, c’est que ces femmes anaphrodisiaques veulent garder leurs hommes si serviables mais sans jamais, de leur côté, fournir les efforts qu’il faudrait pour les motiver à rester. La vérité, c’est qu’elles manquent de courage pour quitter leur compagnon, qu’elles ne désirent ni n’aiment plus depuis belle lurette, mais qui se montre tous comptes faits confortable, ô combien. La vérité, c’est qu’un homme serviable peut se démener comme un beau diable pour sauver son couple, il s’épuisera à la tâche sans obtenir le moindre résultat, parce qu’un couple, ça se sauve à deux.
La vérité, c’est que j’aurais sans doute dû tromper ou quitter mon épouse voici trois ans : je me serais épargné bien des soucis, bien des efforts, et bien de la culpabilité. Parce que, tout bien réfléchi, il n’y a rien de plus naturel, de plus agréable, de plus simple que la sexualité quand deux personnes s’aiment vraiment, donc se désirent. Tout le monde le sait, et nul ne pense autrement. Si la sexualité devient un problème, et tous soucis médicaux mis à part, c’est toujours à cause d’une racine émotionnelle.
La vérité, c’est que j’ai maintenant le choix entre deux options beaucoup plus radicales encore que celles d’avril : ou bien rester par devoir pour mes filles, ou bien divorcer. Cette question équivaut à cette autre : sous prétexte que je m’entends très bien intellectuellement avec ma femme, suis-je prêt à accepter la misère matérielle qu’elle me fait subir ? Je me donne jusqu’à janvier pour choisir : cela fera alors huit ans d’une libido frustrante mais j’aurai le sentiment d’avoir vraiment tout tenté pour sauver mon couple. Si je décide de la quitter, il ne faudra quand même pas qu’elle se trompe : ça sera de sa faute. Et il va sans dire que je me battrai bec et ongles pour obtenir la garde de mes filles pour la bonne raison qu’une femme si manifestement incapable de s’assumer elle-même sera, à plus forte raison, incapable d’assumer la garde de deux enfants.
La vérité, c’est que j’ai quatre conseils à donner aux hommes qui s’étonneraient de voir diminuer l’appétit sexuel de leur partenaire. (1) Ne vous trompez pas sur la cause profonde : il s’agit toujours de désamour envers vous. (2) Si votre partenaire prétend vous aimer encore, suspectez qu’elle n’entend pas la même chose que vous derrière ce verbe - ou alors, qu’elle vous ment. (3) N’imaginez pas que le problème est par nature passager et qu’il suffit d’attendre pour le résoudre. (4) Sauf problème médical identifié (pilule trop fortement dosée, par exemple), ne vous acharnez pas plus d’un an à tâcher d’améliorer la situation : si au bout d’un an vos efforts font encore chou blanc, c’est que l’amour est mort.
(Il va sans dire que les mêmes conseils valent pour les femmes dont le compagnon se désintéresserait du sexe.)
La conclusion paraîtra sans doute un peu désespérante. J’ai recouru à toutes les stratégies que je pouvais imaginer et toutes ont échoué. Je me suis montré plus patient que ne l’auraient été bien des êtres humains, pour un résultat nul. J’ai été fidèle sans aucune contrepartie. Aujourd’hui, je sais que si j’avais compris les quatre conseils ci-dessus dès le début, je me serais épargné six années (un sixième de ma vie, quand même !) d’une longue dégringolade, de la frustration vers le chagrin, la tristesse, le désespoir, la désolation, la méchanceté, et en fin de compte le malheur.



























